Collectif Danger Aérodrome Aix-Les-Milles (CD2A)

Association loi 1901

230 Chemin de l'Olympe - 13290 Aix-Les-Milles 

MAIL :

danger-aerodrome13@orange.fr


Onglets :

 "ACTUALITÉS" mis à jour le 05.01.2018

2 janvier 2018 : LA SOCIÉTÉ EDEIS ASSURERA LA GESTION DE L’AÉRODROME AIX-LES-MILLES

"PRESSE" : Annonce de la cession à EDEIS


"JURIDIQUE" : la CADA nous donne raison

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LE DANGER EST TOUJOURS LA

Actualisé le 06.01.2018

Notre association est constituée de témoins directs ou indirects, vigilants quant aux pratiques développementales dans le domaine aéronautique ou autres, vigilants sur le respect de l'environnement qui est devenu en quelques années un enjeu fondamental et prioritaire.

A l'heure actuelle, tous les programmes publics doivent obéir à trois contraintes, premièrement être cohérents économiquement, deuxièmement être socialement équitable et troisièmement respecter l'environnement.

Nous savons tous maintenant qu'elles en sont les raisons, notamment en ce qui concerne le troisième point : notre planète est en danger.

Depuis deux cents ans des progrès considérables ont eu lieu dans tous les domaines de la production, de la consommation, de la sécurité, du confort... Avènement de l’électrification des foyers, informatique, téléphones portables, pétrole, voitures individuels, centrales thermiques, nucléaires, etc.

Pourtant, revers de la médaille, dans le même temps nous détruisions peu à peu nos capacités de survie sur cette planète. Réchauffement climatique, augmentation du nombre des cyclones, réchauffement des océans, montée inexorable de ces mêmes océans menaçant de grandes zones côtières, fonte des glaciers, désertification de zone de production, épuisement des ressources de toutes les matières premières... 

Surconsommation des ressources renouvelables, surexploitation de ressources partagées comme les forêts, l'air pur ou l'eau potable. Mais aussi la dégradation des sols cultivables...

Pertes en biodiversité,

Et tous les risques sanitaires liés à ce développement,

Bref, toutes les réunions sur le climat lance un cri d'alarme : il y a danger pour les générations futures à cause du développement principalement du monde occidental et puis maintenant aussi de la Chine et autres pays en cours d'industrialisation.

Nous savons. Nous savons tous maintenant que notre modèle de développement fut un mode de développement fait de cupidité, de prédation et de destructions. Mais, maintenant que nous savons, poursuivre sur le même chemin serait tout simplement criminel.

Pourtant, nombre de pratiques, conduites pourtant au nom de l’État, opèrent encore avec les anciens schémas destructeurs. Il n'y a pas de petits dégâts, qui ne compteraient pas. Il n'y a pas de zone que l'on pourrait malmener en raison de leur faible importance. Il y a un état d'esprit général à faire naître ou à entretenir d'une manière telle que tous nos projets soient vertueux, comme on dit.

C'est la somme de toutes les dégradations locales qui pourraient être à la source d'une possible catastrophe globale.

Donc... nous devons avoir peur. Non de cette peur qui fait fuir, mais de cette peur que certaines sociétés apprennent à leurs enfants pour leur apprendre à se protéger. C'est cette peur là que nous devons raisonnablement apprendre à ressentir afin de prendre la mesure des dispositions que nous devons mettre en place pour conserver un monde vivable. Et non pas sombrer dans le déni inconséquent ou l'espoir délirant que tout finira bien par s'arranger...

Le 14 décembre 2017 l’État (le ministère de la Transition Écologique et Solidaire et la DGAC) a signé une convention de concession avec la société Edeis pour 45 ans. Le temps de rentabiliser ses investissements. Donc, c'est maintenant cette société Edeis qui est depuis le 2 janvier 2018 l'exploitant de l'aérodrome en lieu et place de l’État, qui en reste le propriétaire et contrôle le respect du contrat.

Nous n'avons pas pu bloquer le processus, mais nous sommes devenus, au fil des mois et de notre travail, des interlocuteurs écoutés au niveau du ministère des Transports, de la DSAC-SE ( antenne PACA de la DGAC), de M. le Sous-préfet et du Service exploitation de la société Edeis avec lequel un premier contact, le 5 janvier 2018, a permis de poser les bases d'un travail en commun sur nos désaccords dans une ambiance cordiale.

Que nous soyons respectés et écoutés est une bonne chose, mais rien ne garantit que nos demandes et celles des autres associations du bassin aéroportuaire seront honorées.

M. Yoann LA CORTE, conseiller auprès de Mme la ministre chargée des Transports, que nous avons rencontré et avec lequel nous restons en contact, nous a assuré qu'un vrai travail de concertation aurait lieu dans le respect de la loi et en particulier du Code de l'Environnement, article L.571-13, s'agissant du fonctionnement de la Commission Consultative Environnement dont nous sommes membres.

« La commission est consultée sur toute question d'importance relative à l'aménagement ou à l'exploitation de l'aérodrome qui pourrait avoir une incidence sur l'environnement. Elle peut également, de sa propre initiative, émettre des recommandations sur ces questions.  »

De réelle concertation, il n'y en a pas eu au cours des dernières années. Les modifications dans l'exploitation de l'aérodrome se sont faites sans aucune concertation. Nous espérons que les choses vont changer.

Et ce sera notre rôle, en tant que membre de la société civile, d’œuvrer pour que les lois et règlements soient respectés, de telle sorte que nous puissions exercer notre fonction importante de contre pouvoir et de force de propositions.

Nous demanderons que soit publié un arrêté ministériel de restriction d'activité pour cet aérodrome qui devra voir son activité strictement limitée à l'aviation légère. Avec insistance sur l'équipement en silencieux, le contrôle du respect des voies aériennes, la possibilité de sanctions réelles en cas d'infraction.

Nous voulons par nos actions restaurer un minimum de démocratie participative, rendre la parole à l'expertise citoyenne. Étant entendu que la priorité sera donnée à la protection de l'environnement à laquelle devra être adaptée une solution viable pour l'aérodrome.

Nous avons été entendu par les 1390 signataires d'une pétition-test contre les atteintes environnementales de l'aérodrome que nous avons lancée pendant les mois de juillet et août 2015 sur plusieurs zones du bassin aéroportuaires. Le mécontentement est certain. Nous avons aussi organisé une réunion publique aux Milles qui a réuni 150 personnes, chiffre satisfaisant. Mais nous aussi reçu le soutien ferme des maires ou maires-adjoints de Ventabren, Cabriès, les Milles, Eguilles, La Duranne, Bouc Bel Air, Vauvenargues, Fuveau... Et de nouveaux contacts sont prévus. Nous avons aussi reçu une écoute favorable de conseillers municipaux de la Ville d'Aix-en-Provence, de Mme Joissains, présidente du Territoire du Pays d'Aix, de M. Mohamed Laqhila député de la 11ème circonscription des Bouches du Rhône, etc.

Une page est tournée. Il n'y a plus un aérodrome avec quelques habitations autour, mais un ensemble urbain de 100 000 personnes qui ne cesse de se densifier, avec un aérodrome enclavé dans cet ensemble. C'est maintenant à l'aérodrome de s'adapter à cette nouvelle réalité environnementale.

I

LES NUISANCES SUBIES

Les nuisances subies par l'ensemble des riverains des agglomérations d'Aix-Les-Milles, Aix La Duranne, Ventabren, Eguilles, Bouc Bel Air, Cabriès, Luynes, Simiane-Collongue, le Montaiguet, la zone industrielle des Milles, Gardanne… s'articulent sur plusieurs plans.

Le premier plan, le plus évident, est lié aux nuisances sonores générées par les avions légers non équipés en silencieux et qui sont en infraction avec les recommandations européennes de 2001, les longues séances de réglage et essais des moteurs en échappement libre, les vols très bruyants des hélicoptères particulièrement lors des séances d'apprentissage, de démonstration et de vols stationnaires, les vols épisodiques de Fouga Magisters, les sifflements et vrombissements des avions d'affaires, le non respect fréquent (quoiqu'en dise la direction de l'aérodrome des couloirs aériens qui devaient épargner les zones les plus habitées. Le bruit est éprouvant quand on sait que sont autorisés 60 000 mouvements par an et que sont prévus 5000 vols de niveau affaire, soit une possibilité totale autorisée d'un mouvement aérien toutes les 3 minutes (300 j par an, pendant 10 h par jour) !!

Deuxième plan : au-delà du harcèlement sonore, le bruit génère des troubles qui affectent la santé publique : troubles du sommeil même en cas de sur-bruit uniquement diurne, augmentation des troubles cardiovasculaires, troubles de l'humeur... De plus nous notons régulièrement des infractions concernant l'interdiction des vols de nuit (hélicoptères !)

Selon un rapport de l'ADEME de 2016, les nuisances sonores coutent, en France, 57 milliards d'euros par an.

Troisième plan : les importants mouvements sur cet aérodrome provoquent aussi une nuisance constituée par l'émission d'odeurs de kérosène qui affectent particulièrement les riverains. Mais cela signifie que ces vols produisent une quantité non négligeable de GES (gaz à effet de serre), de substances volatiles dangereuses et de nanoparticules potentiellement toxiques. Or le bassin de cet aérodrome se situe en Provence : deuxième région malheureusement la plus polluée de France (Particules, ozone, dioxyde d'azote, dioxyde de souffre, pesticides, plus les GES) générant troubles respiratoires, malformations fœtales, accélération du vieillissement cérébral... Il n'est plus soutenable, à l'heure de la COP21, que des activités non nécessaires participent à l'aggravation de la situation de la région, et donc du climat.

Selon le rapport d'une commission sénatoriale 2015, les nuisances atmosphériques coutent, en France, 101 milliards d'euros à la collectivité.

Quatrième plan : l'aérodrome d'Aix-Les-Milles est reconnu comme aérodrome enclavé. En effet, les premières habitations se situent à moins de trois cent mètres de la piste, ce qui à la fois explique la violence subie quant aux effets sonores, et l'inquiétude des riverains sur le risque de crash. En 2014 se sont produit deux accidents, l'un mortel avec un avion, l'autre avec un hélicoptère. Du fait de sa situation enclavée, il est inadmissible que l'on puisse envisager non seulement la poursuite de l’activité actuelle mais encore son augmentation par des avions d'affaire, sinon de fret, et plus d'hélicoptères. Le simple principe de précaution, peu ou pas pris en compte par nos décideurs locaux, devrait avoir depuis longtemps suscité une réflexion de fond et la prise de mesures de protection de la population. D'autant que l'urbanisation de la zone concernée ne cesse de s'étendre et se densifier (rappelons-le, 100000 personnes sont directement concernées, l'habitat est réparti en villages proches et habitat dispersé. Exemple : Les Milles 10000, Ventabren 5000, Bouc Bel Air : 15000, Eguilles 8000, Aix La Duranne 8000, Simiane 6000, Cabriès 8000, etc., plus les zones commerciales et d'activités.).

Cinquième plan : on imagine le désarroi d'un certain nombre de personnes qui ont difficilement investi dans leur maison lorsqu'elles s'aperçoivent que la valeur de leur bien est en train de chuter du fait des nuisances maintenant bien connues de tous. Cette chute pourrait se situer jusqu'aux environs de 25 %. (Nous savons que de potentiels acheteurs se sont dédits à cause de la menace d'extension des nuisances.)


MESURES A PRENDRE

Nous considérons, compte tenu des diverses nuisances exposées ci-dessus, que l'activité de l'aérodrome d'Aix-Les-Milles, si elle doit être maintenue, doit être strictement réservée à l'aviation légère à l'exclusion de tout autre type de vols y compris les hélicoptères et les vols d'affaire et bien évidemment, tout meeting aérien.

Déplacement de l'héliport dans une zone non enclavée.

Interdiction d'utiliser l'aérodrome des Milles par les Canadairs, sauf nécessité impérieuse et ponctuelle.

L'aviation légère devra alors respecter les contraintes légales d'insonorisation des échappements des avions et les couloirs aériens, ainsi que des trajectoires de vols précisément définies dans le bassin aéroportuaire. Avec respect des altitudes minimales de survol.

Les opérations de maintenance et essais des moteurs devront se dérouler dans des locaux appropriés et insonorisés. Ces mesures indispensables devront faire l'objet de contrôles réels et donner lieu à sanctions en cas d'infraction.

Limitation (en nombre) et encadrement (en jour et en heures) des vols d'apprentissage et des baptêmes de l'air.

Maintien de l'interdiction des vols de nuit.

Redéfinition des lieux de parachutage.


Rappelons la Loi constitutionnelle de 2005 dite Charte de l’Environnement de 2005 :

« Article 1 : Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

 Article 2 : Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement. 

Article 7 : Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement »


Collectif danger aérodrome Aix-Les-Milles. 27/06/2015 - 1/12/2017 - 06/01/2018

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