LE SOUTIEN DES MAIRES DU BASSIN AÉROPORTUAIRE

Au 26 février 2016 nous avons pu rencontrer douze maires ou adjoints au maire du bassin aéroportuaire. Tous soutiennent notre action. Tous redoutent que la DSP en cours ne produise qu'une augmentation des diverses nuisances actuelles, déjà insupportables.Et pas seulement dans l'immédiate proximité, de nombreuses zones de la région Provence sont très impactées.

NOUS AVONS ÉGALEMENT REÇU LES SOUTIENS DES DÉPUTÉS :

J.D. CIOT, C. KERT, F.M. LAMBERT et V. BURRONI

BIZARRE

Une des promesses des autorités a consisté à dire qu'il n'y aurait pas d'extension du trafic. Et que l'on garderait les chiffres de 60000 mouvements par an et de 5000 pour l'aviation privée. Soit, en moyenne, 1 mouvement autorisé toutes les 3 minutes.

Actuellement, sont enregistrés 1000 mouvements d'avions d'affaire, la marge d'augmentation est donc très importante pour un repreneur : 4000 !

Alors, l'opérateur privé pourrait ainsi augmenter le nombre de vols réels - sans pour autant dépasser la limite autorisée contractuellement !

Quoiqu'il en soit, jusqu'à présent, personne n'a pu obtenir les résultats d'exploitation de l'aérodrome ?

Par ailleurs, les riverains et de nombreux habitants de la région situés à proximité des zones de survol notent un accroissement très pénibles des vols d'hélicoptères et d'avions de tourisme non équipés en silencieux.

DSP - PRECISIONS

Au sein de la CCE des divergences sont apparues entre les représentants des Associations du bassin aéroportuaire entre ceux qui pensaient parvenir à un accord avec les autorités sur la diminution des nuisances actuelles et ceux qui pensaient que le problème se situait plutôt au niveau du risque d'extension de l'activité et demandait la publication d'un arrêté de restriction. Il semble que les autorités préfectorales ne se soient jamais prononcées clairement sur le risque de cession à un repreneur privé, légalement possible depuis 2009. (Voir page précédente : Décret n° 2007-244 du 23 février 2007, applicable à partir de 2009)

Il est notable que personne n'a pu obtenir le bilan d'exploitation de l'aérodrome d'Aix-Les-Milles. Une même fin de non recevoir nous a été opposée lors de nos propres recherches auprès de la DGAC. Pourquoi ce secret ??

Malgré les divergences notées, il apparaît à l'heure actuelle que les opinions convergent dans tout le bassin aéroportuaire sur l'impression que les autorités préfectorales et la DGAC auront tenté pendant des années de faire croire à une bonne volonté de leur part, alors que le projet de cession restait leur seul objectif pour des raisons obscures.

Raisons en contradiction avec l'article 1 de la Charte de l'Environnement adoptée en Congrès le 28 février 2005 et annexée à la Constitution. Cette Charte précise en son article 1 :

"Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé"

Nous ne comprenons pas pourquoi les autorités locales ont depuis tant d'années l'obsession de céder l'exploitation de ce petit aérodrome, mais très nuisible en terme environnemental, au privé. Cette obsession peut sembler suspecte et mériterait une enquête sur les réels enjeux de cette affaire.

Il est clair, par ailleurs, qu'il existe une sorte d'effet de mode qui consiste à dire et répéter : 'L'Etat n'a pas vocation à ceci ou cela…" Et l'on aurait tout dit… Ca fait moderne...

Il faut bien prendre conscience que ce crédo stupide (L'Etat gère des centaines de milliers de salariés dans de nombreux domaines, santé, éducation,police, armée, administrations diverses, etc.) est un effet collatéral de la pensée Reagan Thatcher des années 1970 (Ecole de Chicago) et de ce que l'on appelle la pensée néo-libérale, ou monétariste, dont chacun peut mesurer les dégats dans le monde entier.

Donc !!! est à la mode aussi le concept de Désengagement de l'Etat. C'est la même chose.

Si bien que ce que l'on appelle : Délégation de Service Public, qui peut être une bonne chose, peut aussi bien avoir un effet pervers au service du fameux désengagement de l'Etat.

C'est une bonne chose quand elle permet à l'Etat de confier la gestion de tel ou tel secteur à un autre service institutionnel ou à un organisme privé, tout en gardant le contrôle contractuel des buts de ce secteur d'activité et dans le respect des droits de chacun.

Mais, c'est une mauvaise chose lorsque qu'une sorte de complicité s'instaure vers des formes de privatisation dont les usagers ont à pâtir : services rendus inadéquats, non respect de l'environnement, maltraitance des employés, entretien défaillant du matériel … Il y a la un risque très considérable.

D'autant que des montages financiers sont parfois bien complexes. A priori, ceux qui acceptent une Délégation de Service Public s'engagent selon les termes de la loi "à leurs risques et périls". Néanmoins, par le jeu de diverses subventions, c'est l'Etat qui assure la rentabilité de certaines de ces opérations au dépend des comptes publics. Et il semble bien que ce soit le cas pour un certains nombres d'aérodromes. Voir lien SNC-Lavalin page précédente.

Il est à craindre que sous couvert d'une complexe modernisation de nos institutions l'Etat ne se désengage de certaines de ses responsabilités à l'égard des Citoyens.